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de la graphothérapie

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Article édité en décembre 2022

Difficultés à écrire : quel regard portons-nous sur l’écriture de l’enfant ?



Mettre en place une rééducation de l’écriture, c’est accompagner l’enfant avec bienveillance dans ses difficultés à écrire. A chaque séance de graphothérapie, nous le recevons tel qu’il est, le rassurons lui et ses parents.

Lorsque nous, graphothérapeutes, recevons un enfant avec ses parents à l’occasion d’un bilan graphomoteur, nous savons que l’enfant nous expose ses difficultés et ses appréhensions liées à l’écriture. Cette dernière étant une compétence transversale, les difficultés graphiques entravent sa scolarité. En effet, l’écriture concerne la très grande majorité des matières scolaires de l’école primaire jusqu’au lycée. Et comme elle est le reflet de la personnalité autant que des émotions, les commentaires négatifs sur l’écriture atteignent profondément l’enfant ou le jeune. En d’autres termes, plus il s’entend dire que son écriture ne convient pas, plus il perd confiance... et plus son écriture s’abîme en même temps que lui. L’enfant qui pousse avec ses parents la porte de nos cabinets est atteint dans son estime de soi.



Aucun enfant ou adolescent ne fait exprès d'écrire "mal"

L’enfant à qui ses enseignants ou ses parents demandent de "mieux" écrire fournit déjà tous les efforts dont il est capable ; qu’il s’agisse de lisibilité, de soin ou de vitesse du graphisme.
En tant que graphothérapeutes, nous sommes conscients des conséquences et des difficultés d’une écriture dysgraphique. C’est la raison pour laquelle la bienveillance est au cœur de l’accueil que nous réservons à l’enfant, sans jugement ni à priori vis-à-vis de son graphisme et des efforts qu’il pourrait faire ou ne pas faire. Nous savons que le jeune a « mal à son écriture ». A nous de le rassurer en lui permettant de croire en lui et en lui ouvrant la porte vers le progrès.

La rééducation de l’écriture que nous mettons en place est toujours personnalisée

Elle consiste à l’accompagner avec des techniques différentes et performantes sur le chemin d’un graphisme efficace, c’est-à-dire lisible, soigné, suffisamment rapide pour son âge et qui ne soit pas douloureux au niveau de la main ni du bras. Au fil des séances, nous l’aidons ainsi à transformer le regard qu’il porte sur lui-même et sur son écriture. En même temps qu’il comprend comment fonctionne l’écriture, l’enfant perçoit mieux ce qui lui est demandé. Nous l’aidons à mettre en place des mouvements plus adaptés : il réussit progressivement là où il échouait.
La rééducation de l’écriture permet ainsi de transformer un cercle vicieux (la lente détérioration du graphisme) en cercle vertueux… En lui naît alors le plaisir de réussir à produire une écriture efficace, qui lui ressemble et dont il peut être fier.



Article édité en juillet 2022

Comment choisir
les fournitures scolaires de votre enfant ?



Un bon ouvrier doit avoir de bons outils...
et encore davantage lorsqu’il est en phase d’apprentissage. Depuis 2018, le Ministère de l’Education nationale publie une liste des fournitures scolaires essentielles pour les élèves. Néanmoins face à l’étendue de l’offre commerciale, il est parfois difficile de faire un choix éclairé. Afin de vous accompagner dans ce choix, le GGRE vous conseille pour choisir les outils les plus adaptés à l’écriture et à glisser dans la trousse de la rentrée.


Les critères pour choisir les bons stylos, crayons et feutres
Les critères qui doivent vous guider, qu’il s’agisse de stylo-plume, stylo à bille, crayon à papier, crayons de couleur ou feutres, concernent :
• la prise en main,
• le confort d'écriture,
• la fluidité avec laquelle le stylo glisse sur le papier.




Trois conseils pour les enfants en âge primaire

1. Un diamètre large
Les petits doigts des enfants peuvent glisser sur des crayons trop fins et à la surface lisse. Pendant les premières années d’école primaire, équipez les enfants de stylo et crayons de gros diamètre afin de favoriser la prise en main et le bon positionnement des doigts sur le crayon.

2. Une forme ergonomique
Les stylos et crayons ergonomiques favorisent la bonne position des doigts sur l’outil scripteur et permettent d'adopter une posture optimale et détendue pour écrire. Certains sont conçus avec des encoches, des empreintes préformées ou des picots de préhension, qui permettent de guider le positionnement des doigts. Les matières antidérapantes aident l’enfant à tenir son stylo sans crainte qu’il ne lui tombe des mains. Les crayons triangulaires favorisent une bonne prise en main. Privilégiez les mines plutôt tendres (2B, voire HB) pour éviter un appui trop fort sur le papier. Par ailleurs, de nombreux outils d’écriture (stylos et crayons variés) se déclinent aujourd’hui en version pour gaucher ou pour droitier. Ils constituent une aide appréciable pour les jeunes enfants en phase d’apprentissage, et plus généralement en âge primaire.

3. Un lignage adapté
Les cahiers et les feuilles vous seront généralement demandés par les enseignants avec des consignes précises (type de ligne ou de carreaux, couleur des couvertures...). Chez les enfants en phase d’apprentissage, le lignage à 4 lignes aide les enfants à se positionner dans l’espace et à acquérir les justes proportions des lettres. Même s’il ne les utilise plus à l’école, n’hésitez pas proposer à votre enfant ce type de lignage pour les devoirs à la maison.
Vous n’aurez pas le même choix dans la sélection du cahier de texte ou de l’agenda. Si les lignes de ces derniers sont très serrées, expliquez à votre enfant qu’il peut écrire une ligne sur deux. Enfin, laissez votre enfant exprimer ses ressentis vis-à-vis du grain du papier, de la couleur des lignes, etc.


Les crayons et feutres pour les dessins et coloriages
Les crayons de couleur un peu gros, triangulaires, si possible avec des encoches ou des picots de préhension, aident l’enfant à tenir correctement son outil. Choisissez-les gras de préférence, toujours pour laisser une trace sans appuyer.
Du côté des feutres, vous trouverez des versions améliorées avec des pointes qui ne s’enfoncent pas, des feutres qui ne sèchent pas même si le capuchon est mal refermé ou encore une encre qui sèche rapidement sans traverser le papier.


Quelques astuces pour une trousse bien équipée
1. Optez pour une gomme blanche standard pour un gommage propre.
2. Préférez une colle colorée en tube qui permet à l’enfant de voir facilement où elle a été appliquée.
3. Les règles et le matériel de géométrie ne sont pas toujours faciles à manipuler pour les enfants. Lorsqu’ils sont fabriqués dans un matériau antidérapant, ils sont plus maniables et plus confortables à utiliser. Choisissez éventuellement des modèles équipés de poignées de préhension si vous le jugez utile. Quant aux compas, certains sont dotés d’un système de blocage des branches qui évite les glissades.
4. Les ciseaux doivent être adaptés à la main de l’enfant. Plus les lames sont courtes, plus l’outil est facile à manipuler. Selon la prise de votre enfant, choisissez des ciseaux avec deux anneaux identiques (le pouce est placé dans l’anneau du haut et l’index dans l’anneau du bas) ou avec des anneaux de grandeurs différentes (le pouce est placé dans l’anneau du haut et l’index et le majeur sont placés dans l’anneau du bas) pour les très jeunes. Enfin, n’oubliez pas les versions adaptées aux petits gauchers.
5. N’oubliez pas de mettre le nom de votre enfant sur les stylos et outils afin d’éviter qu’il ne les perde.
6. N’oubliez pas également de regarder ou de tester régulièrement le stylo-plume de votre enfant s’il en a un. Il n’est pas rare que les jeunes enfants fassent tomber leur stylo. La plume peut alors se tordre si elle rencontre le sol à la verticale, ce qui contrariera la bonne coulée de l’encre. Problème de soin en vue sur les cahiers...


Les fournitures scolaires pour les gauchers
Il existe désormais une gamme importante de fournitures scolaires spécialement adaptées pour les gauchers : cahier à spirales inversées, ciseaux, crayons, stylos, taille-crayon avec lames inversées, etc.

Grâce à un matériel adapté, votre enfant évitera la crispation et la fatigue et pourra se concentrer sur les apprentissages. A lui les joies de l’écriture... et des apprentissages !


Article édité en Mai 2022

Aux origines de la graphothérapie...



On reste souvent admiratif devant les belles lettres et cartes postales de nos ancêtres. Les difficultés d’écriture seraient-elles apparues avec l’avènement des écrans et des claviers ? Pas vraiment… Les origines de la graphothérapie s'appuient sur les travaux et l'expérience de plusieurs médecins et enseignants parmi lesquels on peut citer Julian de Ajuriaguerra, Robert Olivaux et Adeline Gavazzi-Eloy. A partir des années 1950, ceux-ci ont développé des techniques pour aider ceux qui rencontrent des difficultés d’écriture à trouver ou à retrouver une écriture fluide, aisée, lisible, soignée et suffisamment rapide. D’où vient cette discipline et qui sont donc les "grands noms" qui lui ont donné naissance ?

A l’origine : Julian de Ajuriaguerra
Neuropsychiatre et psychanalyste français d’origine espagnole, Julian de Ajuriaguerra s’installe en France dans les années 1930. En s’intéressant au développement de l'enfant, cet enseignant et chercheur insatiable devient le précurseur de la psychomotricité française. Ses travaux le conduisent à étudier les désordres psychomoteurs et les troubles de l’écriture, mais aussi la dyslexie. Dans les années 1960, il participe à la mise en place d’une consultation hospitalière de graphothérapie destinée aux enfants et aux adolescents à Paris. Il crée également la première échelle d’évaluation de la dysgraphie. Ses ouvrages sur l’écriture de l’enfant et la rééducation de l’écriture sont toujours des références pour les graphothérapeutes.



Le père de la graphothérapie française : Robert Olivaux
Les travaux d’Ajuriaguerra seront repris et approfondis par le graphologue, docteur en psychologie et psychanalyste Robert Olivaux. Passionné par l’écriture, celui-ci développe une méthode de rééducation, qui s’appuie sur de solides bases en graphologie dans une approche pédagogique, humaniste et respectueuse de chacun. Il considère que le rôle du graphothérapeute est d’amener l’enfant à « être bien dans son écriture » comme on peut l’être « dans sa peau ». Il fonde la première Association de graphothérapeutes diplômés de la Société Française de Graphologie en 1966. Celle-ci évoluera pour former le GGRE(Groupement des Graphothérapeutes Rééducateurs de l’Ecriture), dont il est membre d’honneur. Car Robert Olivaux a récemment fêté… ses cent ans !

Les travaux plus récents relatifs à la graphothérapie
La graphothérapie est une discipline qui évolue, se renouvelle, s’enrichit de nouvelles connaissances et approches. Elle s’adapte aux scripteurs et s’intéresse aux découvertes scientifiques les plus récentes, comme celles concernant les neurones miroirs ou les réflexes archaïques.

De nombreux professionnels ont apporté leur pierre à l’édifice de notre spécialité. Nous ne pouvons achever ce bref tour de table sans parler de la contribution d’Adeline Gavazzi-Eloy, enseignante et graphothérapeute, et de son groupe de travail qui ont développé une approche originale : l’Approche Dynamique de l’Écriture, accompagnée d’un outil d’évaluation et de diagnostic des difficultés de l’écriture (l’échelle ADE). Le GGRE mène également depuis plusieurs années des travaux sur l’évaluation de la vitesse de l’écriture chez les enfants et les adolescents. Mais ceci est une autre histoire dont nous reparlerons prochainement…


Article édité en Décembre 2021

Le métier de Graphothérapeute :
rôle, formation et débouchés



Le métier de graphothérapeute est un métier d’écoute, d’analyse et d’accompagnement. Son activité est dédiée à la rééducation de l’écriture de ses patients (enfants, adolescents ou adultes) afin que ceux-ci trouvent ou retrouvent une écriture lisible et un geste graphique aisé.

Découvrez notre métier et le déroulement de nos prises en charge, et, si vous souhaitez devenir graphothérapeute, les formations et modalités pour exercer cette profession.



1/ Le rôle du graphothérapeute
Rééduquer les troubles de l’écriture
Le graphothérapeute est un professionnel de la rééducation des troubles de l'écriture et de la prise en charge de la dysgraphie.

Il accompagne les personnes souffrant d’une écriture en difficulté, voire dysgraphique, c’est-à-dire une écriture qui ne donne pas satisfaction, ce qui peut se manifester de différentes façons :
● L’écriture est difficilement lisible, voire illisible.
● Elle n’est pas suffisamment rapide.
● Elle manque de soin.
● Ecrire peut être à l’origine de douleurs dans la main, le poignet ou le bras.

(Re)trouver une écriture efficace
Le rôle du métier de graphothérapeute est d’identifier ces difficultés et d’effectuer un bilan du potentiel et des difficultés de l’enfant, de l’adolescent et de l’adulte face à l’écriture, puis d’apporter un suivi personnalisé au moyen de techniques et d’exercices qui aideront le patient à trouver ou retrouver une écriture efficace. Une écriture efficace est une écriture lisible et suffisamment rapide pour l’âge et le niveau de celle ou de celui qui écrit. Elle ne doit être ni douloureuse, ni fatigante.

Un accompagnement adapté à chaque patient
Des difficultés d’écriture peuvent apparaître tout au long de la vie. Le graphothérapeute peut ainsi être amené à intervenir auprès de personnes de tous âges : enfants, adolescents ou adultes. Il adapte la rééducation à ses patients et la mène dans le respect de leur personnalité. Une thérapie dont les bénéfices peuvent dépasser le cadre strict de l’écriture L’écriture est une compétence transversale, indispensable dans le système scolaire. C’est par l’écrit que l’élève est majoritairement évalué tout au long de sa scolarité. Elle lui permet :
● de communiquer,
● d’exprimer sa pensée,
● de laisser une trace de lui-même,
● de participer à une culture collective, donc de s'intégrer au groupe social.

Il n’est pas rare que les bénéfices de la rééducation dépassent le strict cadre strict de l’écriture et aident l’enfant à améliorer son estime de soi.

2/ Le déroulement d’une séance de graphothérapie
Après avoir établi le bilan graphomoteur, le graphothérapeute adapte sa prise en charge au patient. Au cours des séances, il s’appuie sur différents outils et techniques, issus notamment des travaux du Docteur Julian Ajuriaguerra (neuropsychiatre et psychanalyste), de Robert Olivaux (graphologue et graphothérapeute) et d’Adeline Eloy (enseignante et graphothérapeute).

Il peut intervenir de manière indépendante à la demande du patient ou s’inscrire dans un accompagnement global. Il opère dans ce cas de façon conjointe avec d’autres professionnels (médecin, psychologue, orthophoniste, enseignant, etc.) et en collaboration avec les parents lorsqu’il s’agit d’un enfant ou d’un adolescent. Une séance de graphothérapie dure en moyenne 45 à 50 minutes à raison d’une fois par semaine. La prise en charge s’étend généralement sur plusieurs mois selon les difficultés du patient et sa progression dans le parcours de rééducation.


3/ Les formations à la graphothérapie
Choisir une formation sérieuse aux différentes techniques et approches
La formation à la graphothérapie s’adresse le plus souvent à des personnes en reconversion professionnelle disposant ou non d’un bagage dans ce domaine. Le métier de graphothérapeute est non conventionnel, c’est-à-dire que le diplôme n’est actuellement pas reconnu par l’Etat. Pour exercer de façon professionnelle et pouvoir faire preuve de compétences éprouvées, il est important d’être rigoureux, de choisir une formation solide aux différentes techniques et approches et de toujours intervenir dans le respect du patient. La formation du GGRE, certifiée Qualiopi et déclarée au rectorat de Paris Le GGRE propose une formation de deux ans comprenant :
● Un stage de suivi d’une rééducation en milieu professionnel
● La rédaction d’un mémoire

Notre diplôme est un diplôme d'enseignement supérieur privé déclaré au rectorat de Paris et certifié Qualiopi. Cette certification est un gage de qualité pour l'exercice futur de votre activité de graphothérapeute. Toutes les personnes qui suivent notre formation ont une même base de connaissances : quand elles ne sont pas graphologues elles-mêmes, elles bénéficient d’une formation de sensibilisation à la graphologie. Ce module préliminaire permet de disposer d’un socle de notions solides pour l’observation fine de l’écriture.

En outre, les graphothérapeutes formés par le GGRE utilisent l’échelle d’évaluation ADE, (Approche Dynamique de l’Ecriture) développée sous la direction d’Adeline Eloy. Cet outil récent permet d’effectuer une analyse fine de l’écriture et de définir les différents axes de la rééducation. La formation dispensée par le GGRE aborde également largement la psychologie de l’enfant et de l’adolescent, indispensable à la compréhension et à la prise en compte globale de la personnalité des patients.


4/ Les débouchés et lieux d’exercice du graphothérapeute
Le graphothérapeute exerce généralement en profession libérale. Il peut intégrer un cabinet privé ou une structure regroupant différents professionnels tels que des orthophonistes ou des psychomotriciens.Outre l’accompagnement de personnes ayant une écriture dysgraphique, il peut être amené à intervenir auprès d’individus victimes d’accidents ou touchés par une pathologie dégénérative.

Vous souhaitez en savoir plus sur notre métier ou notre formation ? Prenez contact avec le GGRE. Nous serons ravis de pouvoir vous apporter des renseignements complémentaires.



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