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de la graphothérapie

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Retrouvez toute l'actualité de la graphothérapie

Article édité en septembre 2023

Nouveauté : notre formation évolue...



La formation du GGRE au métier de graphothérapeute-rééducateur de l'écriture évolue à partir de janvier 2024.

Se déroulant à Paris et à Lyon, elle comprendra désormais 156 heures de cours réparties sur 9 mois. Ceux-ci auront lieu tous les mardis, de janvier à octobre, hors vacances scolaires. Ces heures de cours seront complétées par la prise en charge d’un patient-école sous tutorat et par la soutenance d'un dossier professionnel qui pourra avoir lieu dès avril 2025.

Vous souhaitez en savoir plus ? Retrouvez l’ensemble des objectifs pédagogiques et compétences de notre formation et téléchargez le dossier de pré-inscription sur notre page dédiée. Les candidatures pour la session de janvier 2024 sont ouvertes dès à présent.


Article édité en mars 2023

Interview : rencontre avec Myriam Lepoutre,
formatrice en graphologie.



Myriam Lepoutre est une femme passionnée et passionnante. Ancienne responsable d’agence de travail temporaire, elle est aujourd’hui consultante, graphologue et formatrice. Si ce parcours interpelle, une discussion suffit pour comprendre que son appétence pour les relations humaines a naturellement guidé ses choix. En 2017, le GGRE la sollicite pour animer un module de sensibilisation à la graphologie, prérequis obligatoire à notre formation. Rencontre avec une femme qui partage avec nous « ce goût pour l’humain et la compréhension d’autrui » (interview réalisée le 14 novembre 2022).

Bonjour Myriam,
pouvez-vous présenter votre parcours à nos lecteurs ?

J’ai débuté ma carrière en tant que commerciale puis responsable d’agence dans le secteur du travail temporaire. A la suite d’un déménagement, j’ai quitté cet emploi et, c’est en lisant un article évoquant la graphologie que le projet de me reconvertir dans ce domaine est né. Je me suis rapidement inscrite auprès de la Société française de graphologie (SFDG) et aux cours de Marcelle Desurvire qui m’ont permis d’obtenir les diplômes de la SFDG puis du Groupement des Graphologues Conseils de France. Je me suis ensuite installée en tant que graphologue en profession libérale. J’ai commencé par intervenir dans les processus de recrutement des entreprises. De fil en aiguille, et après m’être formée en psychologie et à d’autres outils (MBTI, STRONG, la communication non-violente, l’Ennéagramme, etc..), j’ai été amenée à réaliser des bilans d’orientation ainsi que des bilans personnels et professionnels.



En parallèle de votre activité de graphologue,
vous êtes également formatrice.
Comment êtes-vous arrivée dans l’univers de l’enseignement ?

A la suite de mes études, Marcelle Desurvire m’a proposé de corriger les devoirs de ses étudiants puis, lors de son départ à la retraite, de la remplacer en tant qu’enseignante. Depuis, je dirige les cours de graphologie Lepoutre-Desurvire qui préparent à l’examen de la SFDG. J’ai aussi enseigné et été membre du jury d’examen au sein de cette dernière. En parallèle, il y a 5 ans, le GGRE m’a proposé d’enseigner le prérequis de sensibilisation à la graphologie pour les stagiaires désirant rejoindre votre formation.

Selon vous, quelle est l’importance de la graphologie
pour les graphothérapeutes-rééducateurs de l’écriture ?

Le graphologue et le graphothérapeute ont le même outil de travail : l’écriture. La graphologie est une science humaine basée sur l’étude de l’écriture. Celle-ci cherche à comprendre, décrire et expliquer la personnalité du scripteur. En tant que science humaine, elle pose des hypothèses d’interprétation. Pour passer de l’observation à l’interprétation, la graphologie fait référence aux symbolismes des formes et de l’espace. L’écriture manuscrite renvoie à des symboles universels. Toutes les créations humaines sont imprégnées de symbolisme. Elle utilise également le raisonnement analogique : le graphologue pose des analogies entre les mouvements de l’écriture et les mouvements de la personnalité du scripteur dans son espace de vie. Les signes graphiques observés ne sont pas interprétés indépendamment les uns des autres, mais toujours en fonction des autres signes graphiques et donc du contexte global de l’écriture. En s’initiant à la graphologie, le graphothérapeute se dote d’une méthode rigoureuse pour observer en profondeur l’écriture de ses patients. Il maîtrisera un ensemble de termes spécifiques pour qualifier les écritures. De plus, il disposera de connaissances précieuses pour repérer dans l’écriture des signes d’alerte (par exemple des troubles de l’anxiété) et ainsi adapter son accompagnement. La formation « sensibilisation à l’observation fine de l’écriture »
est donc un outil précieux pour les futurs graphothérapeutes-rééducateurs de l’écriture.

Oui, le but de cette formation est d’apprendre à observer finement une écriture dans sa globalité et dans ses moindres détails. Il s’agit non seulement de se forger un regard sur des écritures variées, mais également d’acquérir des connaissances techniques, un vocabulaire spécifique, une méthode d’approche rigoureuse des écritures. Concrètement, le stagiaire apprend à élaborer une fiche technique en effectuant une observation globale de l’écriture, en établissant une définition hiérarchisée des espèces (signes graphiques) observées et en les regroupant par syndromes pour déterminer les axes majeurs de la personnalité du scripteur. Je lui demande également de rédiger un court compte rendu reprenant quelques éléments de ce qu’il a compris de la personnalité du scripteur. Cette étape entraîne le stagiaire à savoir dire les choses avec tact et finesse, en recherchant le mot juste. La formation proposée ne permet pas, bien sûr, d’avoir le niveau requis pour passer l’examen de la SFDG, mais elle donne des bases solides pour observer finement les écritures et démarrer la formation du GGRE.

Votre module d’enseignement est réservé aux stagiaires du GGRE.
Pouvez-vous nous en dire plus sur son format ?

Ma formation se déroule à distance. Chaque étudiant s’inscrit lorsqu’il le souhaite mais une durée minimale de 4 mois est nécessaire pour intégrer l’ensemble des connaissances requises. Pour démarrer la formation du GGRE en janvier de chaque année, il est conseillé de s’inscrire avant le mois de septembre de l’année précédente. Une fois inscrit, le stagiaire reçoit 4 polycopiés de cours ainsi que 14 écritures à travailler. Après chaque devoir remis par le stagiaire, je réalise avec lui un entretien individuel qui peut durer une heure, en visioconférence. Durant cette session, nous corrigeons ensemble l’exercice et je réponds à ses questions. Le format se veut aussi interactif que concret : je peux notamment lui montrer d’autres exemples d’écriture pour expliciter certaines notions. A l’issue de l’entretien, le stagiaire reçoit un corrigé type complet de l’écriture étudiée.

En tant que graphologue, que vous apporte votre expérience de formatrice, et plus particulièrement votre intervention auprès des stagiaires du GGRE ?
J’aime la transmission de cette science humaine qu’est la graphologie. Il ne faut pas l’oublier : au travers de l’écriture, on cherche à comprendre la personnalité d’un individu. Dans mon métier, je permets, à mon niveau, à des personnes de mieux se connaître pour agir avec le meilleur discernement possible dans leur vie. Pouvoir transmettre mes connaissances à des personnes qui sont bien souvent en reconversion me plaît particulièrement car elles partagent ce goût pour l’humain et la compréhension d’autrui. D’un point de vue plus personnel, les questions des stagiaires me stimulent sans cesse. Quand j’enseigne, j’ai l’obligation d’avoir les idées claires pour pouvoir expliquer certaines notions. Cela participe au fait de toujours progresser dans son expertise et dans son métier.

Pour vous inscrire,
contactez Myriam LEPOUTRE-CHANEL : grapho.lepoutre@orange.fr
0626480164 - www.coursdegraphologie.com

Article édité en novembre 2023

Ecriture et apprentissage :
l’écriture, ça ne sert qu’à écrire ?



L’écriture et l’apprentissage scolaire puis professionnel sont intimement liés. En écrivant, l’enfant ne couche pas uniquement des mots sur une feuille de papier. Comme l’ont démontré plusieurs études, l’écriture manuscrite participe au développement des compétences cognitives et psychomotrices. Elle prépare l’enfant à un ensemble d’activités qui lui seront utiles jusqu’à l’exercice de son futur métier.

L’écriture est au cœur des apprentissages
Dès l’école maternelle, le jeune enfant est entraîné sur la voie de l’écriture par de multiples activités : il dessine et produit des figures de plus en plus complexes, il peint, il manipule de petits objets, il joue aux Lego, il fait des puzzles… et il apprend à tenir un crayon de la manière la plus efficace possible. Ces différentes activités le préparent aux apprentissages fondamentaux de l’école primaire, où on va lui enseigner à lire, écrire et compter.



L’écriture : le cœur de notre métier de graphothérapeute
Compétence centrale des apprentissages, l’écriture est aussi l’objet de nombreuses questions chez les enseignants et chez les parents, dont l’une revient régulièrement : si un enfant est en difficulté d’écriture, peut-on (ou faut-il), maintenant que les outils informatiques le permettent, proposer à l’enfant une tablette ou un ordinateur plutôt qu’un stylo ?

Il n’est pas possible d’apporter une réponse tranchée et universelle à cette question : chacun est unique, chaque cas nécessite une adaptation en fonction de ses propres difficultés. Les meilleures réponses seront celles qui conviendront à chaque enfant. On peut néanmoins apporter quelques éléments de réponses utiles au moment de prendre une décision éventuellement irréversible pour le parcours de l’enfant.

Pourquoi apprend-on à écrire à 6 ans ?
De manière quasi universelle, les enfants démarrent l’apprentissage de l’écriture cursive vers 6 ans, en même temps que celui de la lecture. Cet âge est celui auquel ils ont théoriquement acquis la maturation et les présupposés nécessaires :

une motricité fine suffisante,
des notions d’espace et de temps,
une bonne capacité de concentration.

L’apprentissage de l’écriture manuscrite permet à l’enfant de progresser dans ces différentes compétences et de développer des circuits cérébraux, neuronaux et psychomoteurs tout à fait uniques. En outre, plusieurs études ont montré que la prise de notes à la main est plus efficace pour l’organisation, la compréhension et la mémorisation d’un sujet que la même prise de notes à l’ordinateur.

A savoir avant de renoncer à l’écriture manuscrite
… et de proposer à l’enfant un ordinateur à la place d’un stylo.

Renoncer à l’écriture, c’est renoncer à développer certains circuits cognitifs et neuronaux spécifiques. Il faut également garder à l’esprit que l’écriture est un apprentissage difficile qui requiert de l’entraînement : faute d’entraînement, elle ne restera pas à son niveau mais régressera.

Si l’enfant aime souvent jouer à la maison avec les écrans, l’utilisation d’un ordinateur le conduit à se sentir « différent » de son groupe de classe, ce qu’il n’apprécie pas. Car si on lui propose de passer sur un écran, il a bien compris que c’est parce que les adultes considèrent qu’il n’arrive pas à écrire de manière satisfaisante. Il se sent dévalorisé par le regard que les autres posent sur lui.

Enfin, même si nous vivons dans un monde hyper-informatisé, nous ne pouvons écarter l’hypothèse que l’enfant, ou l’adulte qu’il deviendra, se trouve un jour déconnecté de toute machine. Comment fera-t-il s’il ne sait pas écrire ?

Ecriture et compétences professionnelles
Ecrire à la main, ce n’est pas seulement développer des circuits neuronaux particuliers et structurer sa pensée, mais c’est aussi entraîner et exercer sa motricité fine. Or celle-ci dépasse de loin l’utilisation d’un crayon ou d’un stylo.

Chaque enfant est porteur de projet et nul ne peut savoir dans quelle voie il cherchera son épanouissement. Et si, justement, il désirait plus tard dessiner ou peindre ? Comment maniera-t-il son crayon à dessin ou son pinceau s’il n’a pas appris à se servir et à conduire un crayon à papier ? Ou encore, s’il était attiré par la sculpture, que ce soit pour en faire son métier ou pour son plaisir ? Quelle sera son habileté s’il n’a pas, plus jeune, appris à manipuler un stylo ? Apprendre à jouer d’un instrument, manier avec dextérité un couteau, une fourchette ou un tournevis sont autant d’activités qui nécessitent une belle dextérité manuelle et digitale.

Il n’est pas rare de rencontrer un parent qui devant les difficultés d’écriture de son enfant, se voit prêt à renoncer à cet apprentissage complexe : « mon enfant rencontre des difficultés scolaires, les études ne sont pas pour lui, il n’a pas vraiment besoin d’apprendre à écrire. » C’est un point de vue… de court terme, car s’il veut devenir mécanicien, plombier, cuisinier ou charcutier, il aura besoin de savoir se servir de ses dix doigts et entraîner son écriture est un bon moyen d’y parvenir. Sans oublier bien sûr l’ensemble des compétences intellectuelles que l’écriture permet de développer et d’entretenir : mémorisation, capacité de synthèse, compréhension… qui sont également très importantes quelle que soit l’orientation professionnelle.

Un angle de vue à prendre en compte, donc, avant de lui faire déposer son stylo pour préférer un clavier d’ordinateur.

1 « The Importance of Cursive Handwriting Over Typewriting for Learning in the Classroom » par l’Université des sciences et des technologies de Trondheim, Norvège (2020) ; « Pourquoi il faut prendre des notes à la main ! », xerficanal.com (2022)

Article édité en janvier 2023

Jouer sur tablette :
est-ce anodin pour l’écriture ?



Nos jeunes enfants jouent de plus en plus sur tablette et smartphone, ce qui n’est pas sans conséquences sur la façon dont ils vont manipuler leurs crayons.

De nombreux adolescents semblent être nés avec un téléphone greffé au bout de la main tant ils sont habiles dans leur manipulation… et ils sont désormais équipés de plus en plus jeunes. On s’émerveille souvent de la capacité de nos chers bambins à utiliser des outils technologiques dernier cri avant même de savoir lire. Maintenant que les écrans ont envahi les domiciles, les plus jeunes sont capables de manier les tablettes et les smartphones, de se rendre sur Youtube pour écouter leurs chansons ou regarder leurs dessins animés favoris. Plus grands, ils jouent avec dextérité sur leurs écrans tactiles. Mais si leurs mains et leurs doigts se sont adaptés, ils ont malheureusement perdu en habileté pour tout ce qui concerne l’écriture : leurs doigts scrollent plus souvent sur les tablettes tactiles qu’ils ne jouent à construire ou ne façonnent de la pâte à modeler. Les dessins et les coloriages ont moins la cote et quand vient le temps d’apprendre à écrire, les doigts manquent d’exercice et peinent à tenir leur crayon.



Une main toute molle

Danièle Dumont, docteure en sciences du langage, décrit le syndrome de la « main molle » comme un phénomène nouveau et de plus en plus fréquent : l’abus de tablettes chez les plus jeunes « altère la dernière articulation de l'index qui, trop sollicitée et sollicitée trop tôt, en vient à se plier à l'envers. Plus tard, ils utilisent des tablettes qu'ils tiennent des deux mains en jouant de leurs pouces pour activer les touches. Le pouce devient alors extrêmement flexible au détriment du tonus nécessaire pour tenir aisément un crayon. » Ainsi, « leur pouce a du mal à se plier fermement pour tenir le crayon en appui sur le côté du majeur et leur index se retourne parfois de sorte qu'ils n'arrivent pas à bloquer le crayon correctement, voire sans douleur. Crispés sur leur crayon pour compenser, les enfants sont tendus et stressés. Leur main en poing recouvre l'écriture et ils ne voient pas ce qu'ils font. Ils écrivent d'un mouvement de l'épaule au lieu d'écrire d'un mouvement des doigts. »

Ecrire sur tablette (ou ordinateur) : une solution ?

Face à ces difficultés, les enseignants (ou les parents) peuvent être tentés de proposer à l’enfant de passer à l’écriture sur tablette ou sur ordinateur. Celui-ci est généralement ravi car cette proposition a tout l’air d’un jeu à ses yeux : le voilà désormais autorisé à utiliser à l’école les outils tant désirés. Les parents sont soulagés car le sujet délicat de l’écriture est écarté. Tant pis, pensent-ils, si le graphisme de leur enfant ne progresse pas davantage, ni en lisibilité ni en vitesse. L’usage de l’informatique apparaît comme une séduisante alternative. Ce que les parents ne savent pas, c’est que l’écriture est une compétence très difficile à acquérir qui demande un entraînement constant. Faute d’exercice, le graphisme de l’enfant se détériore peu à peu.
En tant que graphothérapeutes, nous sommes régulièrement confrontés aux difficultés d’enfants qui, pour résoudre une écriture laborieuse, sont passés à l’écriture tapuscrite… et des parents un peu dépités de constater que l’écriture de leur enfant a régressé avec le temps. Or il s’avère très compliqué de faire marche arrière et de revenir à l’écriture manuscrite après la tablette ou l’ordinateur.

L’apprentissage de l’écriture est l’un des plus difficiles

Certes, le passage par le clavier informatique apporte un soulagement temporaire mais l’écriture est une compétence durement acquise par l’homme il y a 5000 ans environ. Est-il judicieux de priver un enfant de cette compétence parce que, à un moment donné, écrire est assez difficile pour lui ? Une des fonctions de l’écriture est de communiquer, mais c’est aussi une compétence qui nous inscrit dans une culture, nous permet de laisser une trace, structure notre pensée et entraîne la motricité fine qui pourra être nécessaire plus tard pour jouer d’un instrument, manier un pinceau ou bricoler…
Passer à l’écriture sur tablette ou sur ordinateur peut être judicieux pour un enfant qui rencontre des difficultés particulières, mais il s’agit là d’un choix complexe dont les avantages et les inconvénients doivent être soigneusement évalués et soupesés. La tablette ne devrait pas remplacer le crayon… et réciproquement. Il s’agit d’outils différents et complémentaires fondamentalement utiles à tous dans le monde d’aujourd’hui.

https://www.huffingtonpost.fr/life/article/vaincre-la-main-molle-cette-maladie-des-tablettes-qui-empeche-les-enfants-de-bien-tenir-un-crayon_119364.html


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